La ligue Slam de France

La ligue Slam de France

La Ligue Slam de France est un réseau national d’une trentaine d’associations et collectifs de la « discipline » venus des quatre coins de l’hexagone. Cette ligue existe depuis… Zurg et Yopo de la Meute slam (Tours) en sont les membres fondateurs.

Aujourd’hui, on peut dire qu’une vraie dynamique est en place et les activités de ce réseau ont su se pérenniser. Il est question notamment de la french slam connexion, où chaque année, des slameurs de France sont invités à Chicago, dans l’antre même du lieu fondateur, le Green Mill, orchestré d’une main de maître par Marc Smith, le père du slam.

Depuis 2005, la Ligue et Grand Corps Malade ont su s’adjuger des rimes avec le ministère de l’éducation nationale pour créer un dispositif dénommé « slam à l’école » où des modules d’ateliers d’écriture et d’expression sont encadrés par les membres de la Ligue. Une expérimentation action-recherche vient d’être finalisée et l’action est reconduite pour cette année avec une ouverture sur l’ensemble des académies. La question de la durée de vie de ce projet dépendra notamment des directives et des directions que souhaitera prendre le nouveau gouvernement.

Enfin, il est question aujourd’hui de mutualiser l’action « 10 mots en vidéo » entre le recueil édité par Univers slam et le CD produit par la Ligue pour constituer un seul et même objet.

Les forces vives de ce mouvement qui compte trois décennies d’histoire aujourd’hui, ont trouvé ensemble l’état d’esprit idoine pour être ouvert à la fois sur le monde, mais aussi pour fédérer les différentes formes dont il se pare : scènes ouvertes, tournois, spoken word et toute une foule de créations originales…

On dénombre aujourd’hui une multitude d’évènements régionaux et nationaux. La scène se décentralise aussi en province et tend à se développer de façon exponentielle. Les questions aujourd’hui sont celles essentiellement liées à la formation de formateurs ou à la création d’un label dédié à cette « esthétique » qui reste très particulière en ce qu’elle est : pas un genre, mais un moment.